Quel bilan pour le SMSI après 4 ans de mise en oeuvre ?
Posted by Nicolas Andreu in All categories, Security on February 17th, 2010
Largement exploité à travers le monde, le Système de Management de la Sécurité de l’Information (SMSI) a été normalisé il y a officiellement 4 ans (la norme ISO/IEC 27001, publiée en octobre 2005 est d’ailleurs désormais complétée d’autres normes y compris sectorielles : la série 27000).
En France, la situation est singulière. Le nombre des certifiés peine à atteindre les 5% de ceux dénombrés aux Japon (source : http://www.iso27001certificates.com/, Japon : 3378, France : 12 publiés). Pourtant, de très nombreuses sociétés témoignent publiquement de l’apport réel d’un SMSI au sein de leur entreprise sans forcément avoir un objectif de certification.
Quels sont les principaux avantages apportés par le SMSI ?
Plus que jamais les entreprises sont assujetties à des contraintes internes (réorganisation, fusion, …) et externes (règlementations, compétitivité, …) et à une conjoncture limitant leur visibilité. Pour rester efficace, rationaliser les investissements et les charges de contrôles, la sécurité de l’information a besoin d’une gouvernance dynamique pour intégrer ces évolutions.
Un SMSI, adapté à l’entreprise dans lequel il est mis en œuvre, devient le véhicule légitime. Il pérennise les actions de sécurité par la transversalité des processus et des ressources en support et par l’alignement avec la stratégie de l’entreprise relative au pilotage du risque.
Quelques conseils pour réussir son premier exercice de PRA…
Posted by Christian Rolland in Security on December 3rd, 2009
1. Préparer un test ou bien un exercice ?
La validation d’un PRA doit s’effectuer à travers des tests techniques et des exercices.
• Les tests techniques valident un point particulier du PRA, comme l’accès au réseau sur le site de reprise de l’activité. Toujours planifiés et préparés en amont, ils visent à vérifier ou à développer le projet mis en place.
• Les exercices simulent quant à eux un scénario de sinistre et valident une partie significative du PRA (les cellules de crise, les services logistiques…). Un exercice implique la participation de plusieurs métiers et peut revêtir différentes formes : simulé ou réel, préparé ou impromptu. C’est à l’issue du premier déploiement d’un PRA et des nombreux tests techniques qui l’accompagnent que le RPRA peut alors procéder à son premier exercice.
2. Se concentrer sur l’essentiel
Pour le premier exercice, il convient de définir un périmètre d’action raisonnable.
Il s’agit de démontrer sa capacité à :
o appliquer une stratégie de redémarrage des applications, afin de pouvoir anticiper un éventuel scenario de sinistre,
o conduire les arbitrages techniques et organisationnels adaptés au contexte de l’exercice. On cherchera donc principalement à s’assurer que :
o la reprise technique est opérationnelle,
o les procédures PRA sont efficaces et bien adaptées,
o les ressources humaines sont aptes à réagir en situation de PRA,
o la reprise des activités vers une situation normale se déroule correctement.
Et ce, dans les délais impartis. Pour la première expérience, un galop d’essai « à blanc », c’est-à-dire sans conséquence sur les données en production, est fortement recommandé.
3. Se donner du temps pour mieux déterminer ses objectifs
Le premier exercice nécessite en moyenne une semaine d’exécution. Il est cependant, nécessaire de prévoir un timing plus large pour parer aux impondérables et prendre en compte les nouvelles informations et tâches inhabituelles qui seront à vérifier dans le détail.
Pour cette raison le temps passé ne sera pas calculé « au réel » : les heures d’interruption de nuit ne seront pas prises en considération dans le décompte temps. Des process de traitement pourront en effet s’activer la nuit, mais le personnel n’interviendra pas. Cela présente l’avantage d’impliquer des équipes vigilantes et dédiées à l’exercice. N’oublions pas que la production se déroule en parallèle et nécessite du personnel.
Les cellules de crise correspondant aux scenarii d’exercice pourront être activées. Mais elles ne devront pas découvrir le PRA à cette occasion ! Des formations et des entrainements auront été prodigués précédemment aux cellules afin qu’elles n’entravent pas le bon déroulement du scénario par des réactions trop lentes ou inadaptées.
Le scénario d’exercice sera défini avec une grande précision technique et organisationnelle, ceci afin de pouvoir s’adapter au mieux à toute situation de crise à laquelle l’entreprise pourrait être confrontée. La qualité de l’exercice dépendra avant tout de son caractère plausible. En effet plus le scénario sera proche d’une situation réelle, moins les acteurs seront dans l’interrogation lors de l’exécution du Plan.
Ce synopsis devra être connu de tous les intervenants, qu’il s’agisse des personnes astreintes aux alertes, des membres des cellules de crise activées, des intervenants en production, ou encore du personnel qui pourrait intervenir dans le cadre d’une éventuelle démarche d’infogérance. A noter que chacun des acteurs devra disposer d’un remplaçant, prêt à être opérationnel le cas échéant.
4. Se préparer à une crise réelle lors de l’exercice !
En amont de l’exercice, sera réalisée une analyse de risques dont les résultats devront être communiqués à la Direction. Il s’agit de certifier que l’exercice n’aura pas d’effets collatéraux sur la production et les entités métiers, mais également que les ressources « de production » ne seront pas mobilisées et qu’elles pourront bien intervenir en cas de crise réelle. Par ailleurs, le RPRA doit se préparer à affronter une situation de crise réelle lors de l’exercice. En fonction des éléments identifiés il lui faudra afficher un plan d’action permettant de répondre à :
o des incidents pendant l’exercice,
o des procédures de PRA manquantes,
o des personnes indisponibles…
Par conséquent, un correspondant Système d’Information et un correspondant Métiers seront sensibilisés à l‘exercice afin de pouvoir être joints rapidement pour pouvoir réagir à un problème pouvant impacter la production. C’est pourquoi, dans la mesure du possible, les personnels d’astreinte, les locaux de gestion de crise, les procédures d’alerte « réelles »… ne seront pas ceux concernés par l’exercice.
Le RPRA sera donc d’une vigilance extrême le jour J, et s’assurera, avant de donner le « GO » de l’exercice, qu’il n’y a pas eu d’incidents en production, de sauvegardes interrompues ou tout fait pouvant contrecarrer le début de l’exercice.
5. Former et communiquer à bon escient sur l’exercice
Un exercice de PRA nécessite une formation spécifique sur plusieurs jours des protagonistes. Cette formation de une à deux heures permettra de passer en revue les principales interrogations et de fournir des éléments de réponses : détails concernant l’organisation, usage des documents, planning et rôle de chacun… Pour les membres des cellules de crise, il est cependant préférable d’organiser une formation spécifique.
N’oublions pas non plus de mentionner les observateurs ; présents sur site et répartis entre les cellules de crise, l’infogérance et les salles d’exercice. Ils auront pour mission de prendre note de l’utilisation de la documentation PRA, de rapporter les délais des principales étapes, de tenir une main courante locale, mais aussi de faire état des incidents et dysfonctionnements observés. A noter que ces observateurs ne devront à aucun moment intervenir dans le déroulement de l’exercice.
La communication quant à elle pourra s’effectuer à travers un intranet d’entreprise, grâce à des messages collectifs donnant ponctuellement un aperçu de l’avancement de la préparation jusqu’au jour J.
6. Déployer efficacement la logistique
Pour ne pas être pris au dépourvu, il est important de définir plusieurs mois à l’avance les locaux qui seront réquisitionnés pour l’exercice. Il s’agit principalement de la salle de pilotage, des salles de crise et d’une salle commune pour les réunions ponctuelles des différents acteurs. Il est néanmoins préférable que la majorité des intervenants puisse réaliser l’exercice depuis le poste de travail habituel, afin d’être au plus près d’une mise en situation réelle.
Concernant le pilotage de l’exercice, un logiciel de gestion des plans de secours apparait aujourd’hui indispensable au maintien opérationnel d’un PRA ou d’un PC (Plan de Continuité). En effet, des plans sous Word, sous Excel ou MS Project se trouvent vite limités. Un outil de pilotage en réseau sera capable de donner en temps réel l’avancement de la situation, l’exécution de plans, de procédures, et permettra de prévenir d’éventuels incidents. La communication pendant l’exercice constitue l’une des principales préoccupations du RPRA. L’outil de gestion des plans de secours lui apportera en ce sens une aide précieuse, mais sera néanmoins accompagné des réseaux habituels de communication (messagerie d’exercice, lignes téléphoniques dédiées, présence de conférenciers dans chaque salle…). Il faut également intégrer à la logistique de l’exercice tous les moyens « techniques » spécifiques à celui-ci, tels que le réseau LAN (dédié aux environnements de reprise dans le cas d’un exercice indépendant de la production) ou les ressources informatiques réquisitionnées pour l’occasion (souvent des moyens utilisés en préproduction), ce qui implique :
o Le recensement des ressources d’exercices,
o Un planning de mise à disponibilité de ces moyens,
o Un déploiement des configurations adaptées à l’exercice,
o Des tests unitaires de bon fonctionnement avant l’exercice…
Il ne faut absolument pas négliger l’importance de la charge de travail correspondant à cette phase préparatoire. C’est pourquoi, afin de gérer l’ensemble des actions nécessaires à la mise en œuvre d’un exercice, il est nécessaire que le RPRA constitue un comité de préparation, cellule qui l’assistera ainsi dans l’organisation, la logistique et la communication.
7. Suivre l’exercice avec vigilance
Ca y est, c’est le jour J !
Le PRA suivra en permanence l’évolution de l’exercice. Au début, sa place sera dans la salle de pilotage, où il s’assurera du bon démarrage des opérations et de la bonne tenue de la main courante dans laquelle toutes les informations pertinentes y seront notifiées par un « secrétaire ». Ensuite, une fois les opérations initiées et la Direction informée du démarrage des opérations, il fera rapidement un contrôle de chaque cellule prenant part au PRA.
Il est important de pouvoir s’entretenir avec les responsables d’équipes et les observateurs, et de mesurer à la fois la qualité et l’atmosphère du travail. Le RPRA devra modérer, rassurer et aider dans la prise de décisions, ce qui aura pour objectif de fédérer l’équipe assignée à l’exercice. Le RPRA supervisera ensuite au quotidien les points de situations en salle de pilotage en s’appuyant sur les informations collectées et répertoriées dans « la main courante ». Cependant, si la logistique de communication est opérationnelle, un point midi et soir sera suffisant. A l’issue, un message sera transmis à la Direction pour l’informer des principales tâches, et notamment de l’état d’avancement sur le planning initial.
Chaque fin de journée donnera lieu à un débriefing qui sera fait oralement, à chaud, en salle de pilotage. Le RPRA donnera les principaux éléments d’information de la journée et demandera aux responsables ayant éprouvé des difficultés de faire part de leurs analyses.
Le dernier jour de l’exercice, un ultime débriefing sera réalisé, avec cette fois-ci plus de participants, dont les observateurs, les responsables d’équipes et les membres de la cellule de crise de la Direction.
8. Terminer et « archiver » l’exercice
Dernière étape et non des moindres, le RPRA veillera à ce que les acteurs restent mobilisés. A l’issue de l’exercice, l’environnement de secours doit en effet être remis à disposition, tel qu’à l’origine. Il faut donc suivre ces opérations de remise en état jusqu’au bout et s’assurer que la production retrouve l’ensemble de ses moyens.
Dans la mesure du possible, les sauvegardes seront également conservées quelques temps pour une éventuelle analyse post-exercice. Il faut également penser au traitement de l’ensemble de la documentation générée lors de l’exercice, de préférence via un logiciel de pilotage, ce qui simplifiera la tâche. Les mains courantes, les rapports, les notes des différents intervenants et les messages devront être récupérés, analysés et complétés pour ensuite faire l’objet d’un rapport détaillé.
o Un compte rendu global sera adressé aux responsables, quelques jours après l’exercice. Il permettra de fournir rapidement un retour d’expérience et fournira aussi l’occasion de leur (re)demander les informations qu’ils ont également à retransmettre au RPRA pour établir le rapport final.
o Un compte rendu détaillé sera transmis à la Direction et aux responsables impliqués afin qu’ils puissent mettre en œuvre, si besoin, les recommandations issues de l’analyse de l’exercice et nécessaires à un PRA opérationnel.
Une fois l’exercice terminé et « historisé », les informations qui en seront extraites le feront entrer dans une nouvelle phase, celle dite de « Maintien en Condition Opérationnelle ». Une autre histoire, pour un autre projet…
Evaluation financière d’un incident de sécurité
Posted by Jean-Marc Boursat in Security on October 25th, 2009
Cet article est une synthèse de la conférence organisée par le Clusif le 15 Octobre 2009.
28% des entreprises effectuent une évaluation financière des incidents de sécurité d’après le dernier rapport “Menaces informatiques et Pratiques de sécurité en France”. Contrairement à d’autres pays, les entreprises françaises ne sont pas obligées de déclarer les incidents de sécurité qui pourraient impacter leurs clients ou fournisseurs. Par conséquent, il y a très peu de communications sur le sujet et encore moins de statistiques fiables. Au USA, le rapport annuel 2008 de l’IC3 (Internet Crime Complaint Center) fait état d’une perte globale (tous incidents rapportés) de 264,6 Millions de Dollars en 2008. Le CSI (Computer Security Institute) donne quelques chiffres dans son rapport d’enquête 2008 en prévenant que seulement une petite partie des sondés ont bien voulu donner des chiffres : “the most expensive kind of incident on average was financial fraud, with an average reported cost of $463,100, followed by dealing with “bot” computers within the organization’s network, reported to cost an average of $345,600 per respondent. As a point of interest, dealing with loss of either proprietary information or loss of customer and employee confidential data averaged at approximately $241,000 and $268,000, respectively.”
Pourquoi faire une évaluation financière d’un incident de sécurité ? La sécurité informatique n’est pas une finalité mais elle a un coût. Ce coût doit être comparé avec les estimations de pertes financières effectuées lors d’une analyse de risque. Les évaluations financières des incidents (avérés) de sécurité permettent de confirmer ou corriger les estimations (démarche RoSI orienté incident). De façon plus pragmatique, un RSSI doit justifier ses investissements et l’évaluation financière d’un incident peut aider à débloquer des budgets. Enfin, si le sinistre est assuré, l’évaluation financière fait parti du processus d’indemnisation.
L’évaluation doit prendre en compte les dommages “directs” sur le matériel et les données, et les dommages “indirects” sur le fonctionnement de l’entreprise. En général, ce sont les dommages “indirects” qui sont les plus importants et les plus difficiles à évaluer. Dans le cas d’un incident de sécurité logique (intrusion, infection virale, …), l’évaluation est complexe et les participants à cette conférence ne sont pas reparti avec une formule toute faite.
Ce que je retiens des débats est que l’évaluation financière doit être pragmatique et justifiée. Elle englobe 4 parties :
- l’évaluation des coûts de reconstitution matérielle (remplacement des équipements, des infrastructures, des bâtiments, …)
La technologie évoluant très vite selon la fameuse loi de Moore, l’évaluation doit prendre en compte la valeur de remplacement des équipements perdus, à capacité égale (CPU, Disque, …) - l’évaluation des coûts de restauration des données et/ou programmes
Ces coûts dépendent fortement des moyens de sauvegarde mise en oeuvre. Dans le cas d’un incident entraînant une obligation de fournir des traces, la recherche des données peut coûter très cher si le système d’information n’est pas outillé pour le faire. - l’évaluation des coûts métiers (impact sur le chiffre d’affaire de l’entreprise)
Ce sont les coûts les plus difficiles à évaluer. Les assureurs se focalisent sur l’évaluation de la perte de chiffre d’affaire. Ces pertes doivent être justifiables, basées sur les chiffres de l’entreprise et de son secteur d’activité. Dans le cas d’un incident de sécurité portant atteinte à l’image de la société, il est proposé de s’intéresser à l’évolution de la part de marché de l’entreprise pour estimer la part de la clientèle qui s’est reporté sur la concurrence. - l’évaluation des coûts de traitement de l’incident (main d’oeuvre supplémentaire, location, frais juridique, …)
Selon l’incident, les 4 parties de l’évaluation ne seront pas obligatoirement concernées. Par exemple, un incident virale ne nécessite pas de remplacer le contenu d’un datacenter. Autre exemple, une intrusion ayant entrainée une divulgation de données confidentielles devra être évaluée en prenant en comptes les coûts métiers et les coûts de traitement.
La même méthode peut être utilisé lors d’une phase d’estimation financière de l’occurrence des risques lors d’une analyse de risques. Dans ce cas, l’exercice est encore plus difficile car de nombreuses variables inconnues rentreront dans les équations, et certaines valeurs vont dériver dans le temps. C’est certainement pour cette raison que les normes ou guides (ISO27005 par exemple) ne donnent pas de recettes miracles, tout en préconisant de faire ces estimations.
En conclusion, l’évaluation et plus encore, l’estimation financière d’un incident de sécurité est complexe et cette complexité entraîne même certaines sociétés a ne pas faire l’exercice. Je reste cependant convaincu que l’évaluation financière est un moyen de communication auprès de sa direction pour obtenir des moyens. Mais le plus important reste la prévention des incidents de sécurité, et comme la prévention ne peut être infaillible, il faut être en mesure de détecter l’occurrence d’un incident de sécurité. Est ce toujours le cas ?
Retours sur le SSTIC 2009
Posted by Jean-Marc Boursat in Security on June 6th, 2009
Le Symposium sur la Sécurité des Technologies de l’Information et de la Communication (SSTIC) est un événement important pour la communauté sécurité francophone. L’édition 2009 a regroupé 440 personnes du 4 au 6 Juin dans un amphi de l’université de Rennes. Le détail des conférences est sur le site du SSTIC; l’objet de cet article n’est pas de décrire ou paraphraser les conférences, mais d’essayer de faire un lien entre les présentations parfois très techniques ou du domaine de la recherche avec les problèmes que nous rencontrons régulièrement en tant que consultants sécurité.
Le 4 juin prochain, Devoteam participe à CA Expo et vous y invite !
Posted by Philippine de Reilhac in Event, Green IT, IT Methods & Process, IT Service Management, Infrastructures, Security on May 27th, 2009
Le 4 juin 2009, Devoteam s’invite à CA Expo !
Dans le cadre de notre partenariat avec CA, nos équipes participeront le 4 juin prochain, au CNIT, Espace Darwin, à cette journée dédiée à l’écosystème CA, sur le thème de l’innovation et de la maîtrise des infrastructures informatiques :
- Gouvernance,
- Gestion des risques,
- Virtualisation,
- Performance,
- Automatisation,
- Saas,
- Green IT.
Les interventions reposeront principalement sur des témoignages d’utilisateurs et d’experts des problématiques attachées aux solutions CA. A noter, en ouverture de cette journée, les interventions de Nathalie Kosciusko Morizet, Secrétaire d’Etat à la Prospective et au Développement de l’économie numérique auprès du Premier Ministre et Yves Coppens, paléoanthropologue.
La journée se découpera en :
- Sessions plénières (2)
- Parcours thématiques (4)
- Ateliers (30)
- Zone d’exposition
Devoteam, sponsor de l’événement, participera à trois ateliers sur les thématiques suivantes :
- Data Center : prêts pour industrialiser ?
=> intervenant : Frédéric Ceitlin
- Performance et disponibilité : comment tendre vers une vue unifiée ?
=> Intervenant : Cyril Bouillot
- CMDB/CMS, le pivot de la gestion des services
=> Intervenant : Hubert de Langautier
Nos experts seront également présents sur le stand Devoteam, dans le hall d’exposition.
Les inscriptions se font directementent ligne. Venez nombreux !
Plus d’info sur cette journée : www.caexpo2009.fr
Contacts Devoteam : philippine.de.reilhac@devoteam.com, eric.daisay@devoteam.com
15 raisons pour lesquelles Conficker n’est pas une vraie révolution virale
Posted by Philippe VIALLE in Security on April 2nd, 2009
Comme régulièrement dans l’histoire informatique, il semble que la presse se soit emparée d’une alerte, parmi tant d’autres pourtant : l’affaire « virus Conficker », présentée quelque peu comme la dernière terreur du monde numérique.
Commençons par le bruit médiatique.
Google renvoie presque 20 millions de résultats pour la recherche du mot « conficker », ce chiffre parle tout seul. On notera d’ailleurs que certaines structures n’ont pas hésité à acheter le mot clef « conficker », et des sites internet tels www.downadup.org , www.webroot.fr , www.pctools.com ou encore www.mcafeestore.com apparaissent dans les liens « commerciaux » des réponses Google, c’est à dire en tête des résultats !
On remarquera aussi l’apparition de certains domaines un peu plus étranges comme www.conficker.com , resté pendant au moins 2 mois dans les 10 premières réponses Google.
Ce site, en plus d’accorder visiblement une relative importance à la publicité (Google Adwords), ne fait que relayer partiellement des informations sur Conficker, et renvoie sur une société de services assez obscure. Il peut également être intéressant de s’interroger sur l’enregistrement du nom de domaine conficker.com : il semble que l’organisme référencé soit quelque peu opaque ( http://www.domaincrawler.com/domains/view/conficker.com « Domains by proxy », une branche de GoDaddy, spécialisée dans les services Internet sous anonymat) et il en est de même avec le domaine www.digitalperfections.com : http://www.domaincrawler.com/domains/view/digitalperfections.com/
Pourquoi rester anonyme pour relayer (partiellement) une information déjà si diffusée ?
Sécurisation des frontaux Web RIA/RDA
Posted by Yannick Le Bruchec in Security, Web applications on March 10th, 2009
La problématique de sécurisation des frontaux Web dits “RIA” ou “RDA” (Rich Internet Application ou Rich Desktop Application) entre dans le scope des préoccupations des utilisateurs. Le domaine bancaire est à ce jour l’un des plus attentif aux apports potentiels de ce type de technologie, mais s’attache encore à traiter ses failles de sécurité sur le ton de l’étude ou du Proof of concept.
La maturité opérationnelle n’est donc pas encore atteinte du moins pour envisager sereinement une généralisation significative de ces solutions. Les analyses de risque prennent en compte les différents cas d’utilisation et menaces possibles aux seins du SI bancaire :
- Portails et sites transactionnels bancaires sensibles (exemple : banque en ligne particuliers, professionnels et entreprises)
- Portails et sites vitrines internet peu sensibles
- Applicatifs transactionnels intranet (ou extranet) sensibles
- Applicatifs transactionnels intranet (ou extranet) peu sensibles (site d’information, ..)
et les confrontent aux menaces externes et internes les plus envisagées, parmi lesquelles :
- Phishing, troyens bancaires,
- Fraude internet,
- Denis de service (botnet,..)
- Altération du contenu
- Fraude interne
- Vol de données
Une qualification des risques en termes de probabilité d’occurrence, et de technicité nécessaires à l’exploitation sont les deux sujets les plus envisagés. Ils sont le généralement traités sous forme de recommandations visant au minimum les thèmes suivants :
- Interdits
- Bonnes pratiques
- Contre-mesures et solutions de contournement (outils, configuration, choix de mise en oeuvre, administration.)
- Mesures organisationnelles (formation, sensibilisation, procédure, cloisonnement des responsabilités, …)
La cartographie des attaques potentielles est déjà constituée : elle en identifie au moins deux nouvelles que sont le Cross Site Scripting (XSS) et le Cross Site Request Forgery (CSRF).
Livre Blanc Supervision de la Sécurité (Le monde du SIM)
Posted by Yann Fareau in Security on February 23rd, 2009
La supervision de la sécurité est un vaste sujet.
En 2004, avec un ancien collegue (David Bizeul), nous avions rédigé un Livre Blanc sur le concept de la gestion des informations de sécurité (Security Information Management).
Les principes évoqués restent d’actualité plusieurs années après.
Par contre, la gestion des informations de sécurité s’est structurée et industrialisée… En particulier les chapitres sur les sources d’informations et l’organisation à mettre en place seraient à compléter
Bonne lecture
Pour le télécharger, cliquez ici : livre-blanc-securite-monde-du-sim
StormWorm fait des petits, les signatures antivirales non
Posted by Philippe VIALLE in Security, Telecom, Networks&Media on February 18th, 2009
Comme d’habitude dans le monde de la virologie, les évènements du calendrier civil sont une aubaine et surtout un prétexte rêvé, à la propagation de parasites de tout genre.
Le code malveillant Storm Worm, est certainement un cas d’école dans ce domaine, et il n’est plus à présenter. Cela fait 2 ans qu’il fait parler de lui (tempête d’Europe en janvier 2007, d’où le nom) ! Il aura un peu tout fait, exploré même : Saint Valentin, jour de l’an, fausse alerte de sécurité, codec vidéo, divers logiciels comme des jeux, fausses informations choc, etc… Sans oublier des techniques innovantes comme les “fast flux”.
On retiendra de Storm Worm sa longévité, sa diversité d’attaques, et ses nombreuses variantes, ainsi que et surtout leur rythme effréné de parution. Il a mené la vie dure aux antivirus. Trend Micro l’avoue à demi-mot ici par exemple :
http://emea.trendmicro.com/emea/about/news/pr/be/article/20080201155058.html
La presse grand public en parle aussi :
Et on peut citer enfin des docteurs virus, qui expliquent les problématiques amenées par Storm Worm, ainsi que les tendances virales actuelles :
Il semble pourtant que le réseau BotNet, monté et entretenu avec Storm Worm, soit au moins en cours d’extinction.
Mais il a un fils, un successeur… au moins aussi perfectionné que lui, sinon plus : Waledac.
Des sites douteux mieux classés que les officiels dans votre moteur de recherche favori ?
Posted by Philippe VIALLE in Security on December 21st, 2008
INTRODUCTION
« Tu ne trouves pas ce que tu cherches ? demande à ton ami Google » . Qui n’a jamais entendu cette phrase, au moins dans les milieux professionnels informatisés ?
Google est un outil à la puissance connue et reconnue. Mais on lui associe aussi l’image de « l’ami » de nos divers besoins de recherche d’information.
De surcroit, « ami » signifie implicitement « digne de confiance » . Google est-il alors digne de confiance ? Les experts pourraient se plonger dans les détails des engagements de confidentialité que l’entreprise a pu publier, par rapport à ses différentes technologies.
Ces grands débats ne sont pas l’objet du présent article. La problématique principale est que la plupart des utilisateurs répondraient certainement : « oui, puisque tout le monde le connaît et l’utilise » .
Par ailleurs, il semble que les utilisateurs aient en tête que les premiers résultats Google, pour une requête donnée, sont censés être les plus pertinents. La fameuse bataille du référencement entre sites n’y est certainement pas étrangère. Il est d’ailleurs dit que très peu de personnes vont au delà des 10 premiers résultats, et encore moins au delà du cinquantième.
Compte tenu de ces éléments, la question suivante paraît presque rhétorique : « pour une recherche internet courante, les internautes considèrent-ils qu’un site bien classé dans les résultats de leur « ami » Google, est forcément digne de confiance par conséquence » ?
D’ailleurs, n’oublions pas que Google se veut rassurant sur le plan sécurité, via notamment sa politique officielle, le programme « SafeBrowsing » (cf. section Références), ainsi que ses équipes internes dont la réputation n’est plus à faire.
Et pourtant, voici une brève démonstration des dangers possibles cachés derrière les réponses « les plus pertinentes » de Google, comme « messenger », « winrar », « internet explorer », etc.
Il s’agit ici de considérer des requêtes Google très simples, courantes, voire populaires au point d’être dans les 10 premières des statistiques du moteur (en France notamment, source Google Insights for Trends, voir section Références).
NB : Les résultats Google indiqués ici sont ceux constatés en date de rédaction de cet article, le 15 décembre 2008. Cependant, la constatation initiale de la présence dans les résultats Google, des sites douteux exposés ici, date du 1er décembre 2008.



