Les enjeux de l’ITSM en mode SaaS
Posted by Frederic Baiget in Cloud computing, IT Methods & Process, IT Service Management on January 18th, 2012
En juin dernier, les Communautés Devoteam IT Methods & Process et Service Management ont organisé une conférence en interne pour discuter des enjeux de l’ITSM en mode SaaS.
Le « Cloud Computing » est devenu un concept très à la mode, tout le monde en parle, et on y met tellement de choses derrière que cela devient…très nuageux !

C’est pourquoi lors de cette conférence nous avons d’abord voulu relever les enjeux du cloud computing pour l’entreprise de demain : le cloud computing étant amené à devenir « l’électricité » de l’entreprise du XXIième siècle : au siècle précédent les usines, qui produisaient leur propre électricité, ont progressivement transféré la production d’énergie vers un fournisseur externe et spécialisé (comme EDF en France). L’informatique, qui , comme l’électricité est un moyen, un outil de production, est amenée, comme l’électricité, à être transféré vers des fournisseurs externes spécialisés, l’entreprise pouvant alors concentrer ses investissements sur son cœur de métier.

Nous avons également relevé que le cloud computing répondait à des besoins de plus en plus prégnants : disponibilité des ressources à la demande, flexibilité, self-service, facturation à la consommation…

Et ce, malgré les freins existants toujours en terme de sécurité (notamment la confidentialité des données).
Figure : Marché de l’IT Management en mode SaaS
C’est pourquoi le Cloud Computing est particulièrement pertinent pour des activités qui ne sont pas des activités cœur de métier. Et dans ce contexte là l’ITSM est concerné au premier chef : avoir des outils supportant les processus de Service Management permettant de s’assurer que les services IT sont bien fournis avec la qualité de service attendue est quelque chose d’indispensable. Posséder toute l’infrastructure nécessaire, commander des licences sans savoir exactement ce qui va être consommé, avoir une équipe interne d’administrateurs, sans savoir si on a de quoi les occuper à plein temps n’est pas forcément indispensable pour de tels outils.
Raison pour laquelle, dans la suite de la conférence, nous avons examiné comment les éditeurs traditionnels (HP et BMC), mais aussi les nouveaux venus (ServiceNow.com), répondaient à ce nouveau besoin et à cette nouvelle tendance :
Figure : Gartner 2010
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BMC Remedy ITSM, leader mondial du marché de l’IT Service Management tant en terme de part de marché qu’en terme technologique et de capacité d’exécution stratégique (Gartner Magic Quadrant for the IT Service Desk du 4 novembre 2010) propose lui aussi une offre d’outils ITSM adaptée au mode SaaS et au Cloud Computing. Bâti sur plus de 20 ans d’expérience dans ce domaine, BMC offre un modèle Une des originalités de cette offre est une tarification en fonction de la |
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ServiceNow, avec sa flexibilité et sa simplicité, est devenu l’acteur incontournable du marché de la Gestion des Services IT (ITSM) en mode SaaS (Software as a Service). Combinant les meilleures pratiques d’ITIL V3 avec la technologie |
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Les solutions ITSM, des processus ITIL sont de plus en plus proposées en mode SaaS. HP Software fait de même avec HP Service Manager. L’éditeur précise même “HP SM une nouvelle étape dans l’évolution de l’administration intégrée et automatisée de services IT produits en mode Cloud, pour l’entreprise. Elle propose un guichet unique des services IT de l’administrateur à l’utilisateur final, et permet aux équipes IT de travailler comme une seule et même organisation autour de processus communs basés sur les meilleures pratiques ITIL”. Parmi les nouveautés de cette solution: client mobile, nouveau |
Pour terminer, ce passage de l’ITSM dans le Cloud peut être vu comme une opportunité pour Devoteam pour se positionner en apportant encore plus de valeur à nos clients : Devoteam peut faire bénéficier de son savoir faire dans l’accompagnement global de la transformation à toute les étapes de la construction du cloud, depuis la définition de l’offre de service, la mise en œuvre du cloud jusqu’à son pilotage.

Frédéric Baiget, Leader de la Communauté IT Methods & Process
El Hassan Khouribech, Leader de la Communauté Service Management
La révolution du “Cloud-computing”
Posted by Jalil Khayi in Cloud computing, IT Methods & Process, IT Service Management on November 8th, 2011
Pourquoi parle-t-on de révolution quand on envisage le Cloud-computing ?
Une révolution a déjà eu lieu pour le grand public. Avec Internet, il a découvert de nouvelles facilités de communication, a assisté à l’augmentation progressive des débits, a adopté de nouvelles habitudes (commerce en ligne, téléchargement, médias …).
Aujourd’hui, il assiste à la généralisation d’applications en ligne : gmail, picasa… C’est ce qu’on appelle le Software As A Service. Un Logiciel (Software) utilisable avec un simple navigateur WEB. De ce point de vue, la révolution du cloud est déjà lancée.
Une autre révolution est prévue pour les entreprises. Elle est comparable à la révolution industrielle de la fin du XIXe sciècle : à l’époque, un facteur décisif fut la convergence de la production d’électricité. Avant la révolution, les usines possédaient chacune un générateur d’électricité pour subvenir à leurs besoins. Depuis, il leur suffit de brancher leur fil à la prise électrique. Ils ne paient désormais que ce qu’ils consomment.
De la même manière, « le Cloud Computing » permettra aux entreprises de s’affranchir de leur infrastructure informatique : elles paieront leur consommation à des sociétés spécialisées mettant à leur disposition du « traitement d’information à la demande ». Certaines entreprises décideront d’utiliser pleinement ce service, de la même manière qu’elles préfèrent louer leurs locaux pour éviter l’écueil qu’est la gestion de patrimoine. D’autres préfèreront se limiter à un « cloud privé », et les derniers fonctionneront en mode hybride.
Les ingrédients permettant à cette révolution de se faire avec qualité sont disponibles : Infrastructures réseau HD, virtualisation des serveurs, SOA, Sécurité, Service management, sourcing. Si ces technologies sont appliquées aux systèmes informatiques des entreprises dans les bonnes proportions, dans le bon ordre, avec l’aide des spécialistes du domaine, alors ces entreprises pourront réduire leurs coûts de fonctionnement et participer à cette révolution.
[Texte rédigé par Marc Burlurut, Consultant BSM - BU ITSM - Devoteam Solutions]
Quête du Cloud : la convergence des infrastructures comme nouvelle couche d’abstraction
Posted by Jalil Khayi in Cloud computing, Infrastructures on October 21st, 2011
Certes il semble alléchant de faire entrer dans le Datacenter des blocs complets intégrants le triptyque calcul / stockage / réseau. Il est ô combien tentant de se voir les piloter au travers d’une interface unique. Et l’on est grisé à l’idée d’augmenter la capacité en ajoutant simplement un ou plusieurs nouveaux blocs.
Cette approche est-elle pour autant indispensable ? Les voies de la convergence sont-elles à ce point impénétrables qu’il est nécessaire de remplacer tout son matériel par de nouvelles unités plus complexes ?
La réponse à cette question tient peut-être dans la composition même de la boite noire : des composants réseau, des serveurs lames exécutant un hyperviseur, des baies de stockage type SAN, le tout installé, configuré et testé pour fonctionner ensemble.
Cela ressemble à s’y méprendre à ce que l’on trouve déjà dans le Datacenter. Cette boite noire ne serait donc qu’une nouvelle couche d’abstraction ? Si c’est le cas, alors, tout comme il est possible de programmer au niveau inférieur, il doit être possible de faire converger l’infrastructure existante.
C’est dit, le châssis pour serveurs lames acheté l’année dernière ne va pas partir à la poubelle tout de suite, pas plus que les derniers équipements réseaux ou les nouvelles baies SAN : ils peuvent eux aussi converger.
Mais attention il ne s’agit pas d’un simple claquement de doigts.
A l’instar du développeur désireux de se soustraire au métalangage qui doit, pour y réussir, maitriser les éléments de la couche d’abstraction précédente, la DSI qui voudrait fabriquer sa propre informatique unifiée doit disposer du plus haut niveau de maitrise sur chacun des éléments. Cela sans oublier le niveau de maturité élevé indispensable à la construction des process indispensables à la convergence des infrastructures.
Il existe donc au moins deux voies, le « fait maison » et le préfabriqué, reste à déterminer laquelle emprunter.
[Texte rédigé par Pierre Prost, Consultant Senior ITSM - BU ITSM - Devoteam Solutions]
Le Cloud, Graal des temps modernes ?
Posted by Jalil Khayi in Cloud computing, IT Methods & Process, Infrastructures on October 21st, 2011
« Personne ne l’a vu et il n’aura réellement accompli son rôle qu’après avoir été trouvé. C’est un objet sacré aux pouvoirs puissants : seul un être pur pourra le trouver et en prendre possession. Selon certaines légendes, sa découverte annonce la fin des Temps Aventureux. »1
Un éditeur qui tenterait de vendre le Cloud en ces termes se heurterait sûrement à de fortes réticences. Mais il existe de troublantes similitudes entre le Graal des Chevaliers de la Table Ronde et le Nuage des Consultants en Systèmes d’Information, tous deux objets d’espoirs, fantasmes et convoitises. Similitudes d’autant plus dérangeantes qu’elles pourraient pousser les gens raisonnables à se désintéresser de ces « chimères ». Or, si le chemin vers le Cloud est assurément « aventureux », il est aussi inéluctable.
Même si l’on éprouve aujourd’hui des difficultés à identifier les bonnes solutions techniques ou à définir les process agiles qui permettront de passer au Cloud, il est impossible de se projeter dans 10 ans sans virtualisation, standardisation, automatisation ou fast-provisionning, qui en sont les socles techniques. Le modèle de fourniture des services IT est en train d’évoluer rapidement, et ce de la couche applicative (SaaS) jusqu’à l’infrastructure (IaaS). La pression constante des fournisseurs est là pour le prouver.
La question n’est donc plus de savoir si l’on passera au Cloud, mais quand et dans quelles conditions. Et à trop attendre, le risque serait donc de se retrouver dans 10 ans, enfermé dans des technologies vieillissantes, qu’il faudra payer le prix fort car elles ne seront alors plus dominantes.
Écart croissant entre promesses et réalités
Dans ce contexte, la déferlante d’annonces des fournisseurs vantant leurs solutions, qui de Cloud privé, qui de Cloud public, n’aide pas à avoir une vision claire de la situation. Il n’est donc pas surprenant de constater les premiers retours mitigés de ceux qui se sont déjà lancés. Une étude internationale de Symantec2, réalisée durant l’été 2011, montre que le Cloud est aujourd’hui beaucoup plus un sujet de discussions que d’actions : 81% des personnes interrogées ont des études lancées ou planifiées sur le Cloud mais moins de 20% sont allées jusqu’à l’implémentation. De même, parmi celles qui se sont lancées, on constate de gros écarts entre les attentes et les résultats, que ce soit en termes de gain d’agilité, de réduction de coûts, d’efficience ou de sécurité. En moyenne plus de 40% de ceux qui ont tenté l’aventure Cloud sont déçus. L’écart entre les attentes et les premiers résultats tangibles continue de se creuser.
Top-down ou Bottom-up, quelle stratégie adopter ?
Parallèlement à la difficulté de choisir la bonne technologie avec le bon partenaire, il faut aussi résoudre l’éternelle question de l’approche : Top-down ou Bottom-up ? Les avantages et inconvénients de chacune sont connus. D’un coté, le Top-down garantie la cohérence de l’initiative et son alignement avec la stratégie de l’entreprise au prix d’une ampleur et d’une lenteur qui risquent de transformer le projet en Arlésienne qui n’aboutira jamais. De l’autre le Bottom-up, sacrifiant la vue d’ensemble sur l’autel de l’agilité et de la rapidité, au risque cette fois, de s’éparpiller et d’aboutir à un SI de bric et de broc difficile à gérer.
Pour autant, l’immobilisme n’est pas une option. Pour faire un choix pertinent dans cette situation, deux critères majeurs sont à prendre en compte :
- La maturité des équipes IT concernant les technologies du Cloud (compétences en virtualisation, automatisation, etc.)
- La maturité des process en termes de gestion des services IT (Catalogue de services standardisés, Service Level Management, Facturation en Pay-per-Use, etc.)
Une organisation faisant preuve de maturité dans ces deux domaines peut se lancer sans crainte dans sa quête du Cloud en mode Top-down. Elle aura alors toutes les chances d’accéder, si ce n’est à la vie éternelle, tout du moins aux performances et à la sérénité tant espérées. Dans le cas contraire, que l’organisation n’hésite pas à admettre humblement ses manques dans l’un ou l’autre de ces domaines, car il est un chemin plus sûr que le vaillant DSI pourra emprunter, celui des « infrastructures convergées ».
Mais cela est une autre histoire…
1 : Source : Wikipédia, Graal, Symbolique traditionnelle du Graal
2 : Source : State of Cloud Survey 2011
Cloud, nouvelle formule
Posted by Jalil Khayi in Cloud computing, IT Methods & Process, IT Service Management on October 13th, 2011
“Nouvelle formule” ajoutée sur un yaourt ou un paquet de lessive est un artifice marketing que nous savons décoder pour nous en amuser. Dans l’informatique, nous étions trop sérieux pour nous abaisser à cela. Il a suffit de nous parler de “machine départementale”, de “client serveur”, de “Web” pour que nous engagions résolument des actions d’envergure.
Le monde allant en s’accélérant avec la mondialisation, les révolutions technologiques n’attendent même plus 10 ans pour se succéder, mais au contraire nous arrivent en parallèle. Pour ne citer que les principales, nous avons évidemment l’informatique proposée comme un service (SaaS), les infrastructures convergées (pas d’acronyme, nous ferons un post spécifique), les nouveaux terminaux (Smartphones et tablettes), l’entrée en force de la vidéo.
C’était un challenge que nous aurions sans doute pu relever, nous en avions tous les moyens intellectuels. Mais voilà, le marketing s’en est emparé et, dans un effort louable de simplification tout en appliquant les bonnes recettes, a trouvé pour tout expliquer en une seule formule, le génial : “C’est Nouveau, c’est Cloud”.
A partir de là, tout était consommé. Il était évident que tout le monde devait être Cloud, mais tout aussi évident que ce Cloud englobant tant de nouveautés devenait totalement insaisissable. En montagne, c’est bien connu que quand les nuages arrivent on se retrouve finalement perdu dans le brouillard.
C’est l’état dans lequel nous sommes aujourd’hui. Dans les prochains post, nous essaierons de proposer des boussoles à naviguer dans le Cloud.
[Rédigé par Hubert de Langautier, Directeur d'activité - BU ITSM - Devoteam Solutions]




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