Green IT, véritables enjeux ou effet de mode ?


Qu’est ce que le “Green IT”. “Green IT ou Green computing est l’étude et la mise en oeuvre d’un usage efficient des ressources informatique. L’objectif premier est de prendre en compte plusieurs facteurs permettant de mesurer le succès d’une organisation (ou d’une société) à réduire l’utilisation de produits dangereux, à optimiser l’énergie nécessaire durant le cycle de vie d’un produit et à promouvoir le recyclage des produits (wikipedia) .  Ce concept n’est pas nouveau. La législation sur la suppression des gaz à effet de serre a nécessité la modification voir le remplacement des systèmes de climatisation ou d’extinction des feux d’origine électrique. L’augmentation constante du besoin d’énergie pour les systèmes informatiques rend obligatoire un minimum d’optimisation de la gestion de l’énergie. La réglementation  sur les déchets impose un traitement approprié des équipements électroniques. Ces trois exemples sont cependant l’illustration de contraintes (réglementaires ou techniques) qui ont un résultat cohérent avec le Green IT. Le Green IT doit se concevoir plus comme une orientation stratégique.Ce qui est nouveau, c’est la prise de conscience de certains DSI que ce concept est également un moyen de réduire les coûts, à condition d’être capable de calculer la consommation énergétique (électricité, climatisation) de son système d’information et de prendre en compte les modifications de la facture énergie dans les calculs de ROI. Dans ce cas le remplacement de tous les écrans cathodiques par des écrans plats peut être rentable (surtout à grande échelle). Dans le même ordre d’idée, l’usage de poste “client léger” (thinclient) à la place de PC peut avoir un réel impact sur l’énergie consommé par un centre d’appel (par exemple) et devenir un moyen de réduire les coûts. Ce dernier exemple n’est cependant pas sans contrainte préalable sur l’infrastructure (réseau, serveur) et sur l’architecture logicielle (aucun client lourd). Le Green IT pourrait devenir un facteur important dans les décisions sur les évolutions d’un système d’information. Un autre exemple de réduction de coût est la mise en oeuvre des systèmes de vidéo conférence. L’augmentation des prix du transport (voiture et avion principalement) est un argument de poids pour la généralisation de moyens de communication permettant d’éviter des déplacements. La vidéo conférence existe depuis plusieurs années, mais ce qui est récent est la généralisation (possible) sur l’ensemble des postes de travail et l’amélioration des technologies mises en oeuvre (haute définition, ergonomie simplifiée, …) dans les salles spécialement équipées. Par exemple, Cisco propose une solution (telepresence)  assez impressionnante d’après les utilisateurs. La vidéo conférence ou d’une façon plus générale, tous types de flux vidéo sont consommateurs de bande passante, ce qui freine la généralisation de son usage . Mais pour Cisco, la généralisation de la vidéo est la révolution technologique à laquelle devront se confronter les DSI. Dans le cadre du Green IT, le ROI de la vidéo conférence doit intégrer les variations du résultat du calcul de l’empreinte carbone de l’entreprise. Encore faut il la calculer !Une autre application du concept concerne la virtualisation des serveurs. Chaque application importante d’un système d’information est souvent installée sur des serveurs qui lui sont dédiés. Ce principe d’architecture permet une souplesse opérationnelle et fonctionnelle que n’offre pas l’installation de plusieurs applications sur un même serveur (problème de compatibilité, de mise à jour, …). Le revers de ce principe est la multiplication des serveurs, qui sont en général très peu utilisés (couramment entre 5% et 10% de charge CPU). La virtualisation permet de regrouper plusieurs serveurs en conservant la souplesse et en optimisant la ressource de traitement (qui peut atteindre 60% à 80%). Les avantages de la virtualisation dépassent le cadre strict du Green IT car cela augmente sensiblement la disponibilité des applications (montée en charge facilitée, résistance au panne accrue, etc).  D’autres exemples pourraient illustrer cet article, la technologie “Green IT” existe déjà. Cependant la technologie doit encore évoluer pour rendre plus efficace cette mise en oeuvre du Green IT. Au delà de la technologie, c’est la prise de conscience des dirigeants qui est nécessaire à l’évolution des mentalités et l’intégration du Green IT dans les processus, depuis la phase de développement jusqu’au désengagement des infrastructures. Le Green IT nécessite la mise en place d’outils de mesure et de tableau de bord. Sans outillage, il est difficile voir impossible d’utiliser le Green IT comme moyen (supplémentaire) d’évolution du système d’information.D’autres projets vont bien plus loin en essayant d’imaginer des solutions non plus au niveau d’une entreprise, mais au niveau politique (par exemple : Clinton Climate Initiative). Dans ce cas, le Green IT englobe la recherche technologique permettant l’adaptation des modes de vie et le progrès en termes d’architecture, de moyen de communication, de moyen de transport.Autres références :

  • greenit.fr
  • le monde informatique.fr
  • SSTIC08 État de l’art et nouveaux enjeux des green data centers 
  •  

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