La Cloud Academy de CA : créer un cloud privé


CA Cloud Academy => Session : Créer un cloud privé avec la virtualisation et l’automatisation

CA se lance de manière agressive dans le Cloud et depuis le 17 février 2010 a démarré sa Cloud Academy. Ce forum, composé d’un ensemble de 6 sessions, regroupe clients et partenaires dans des réflexions autour des avantages, risques et bénéfices potentiels dans la mise en place et/ou l’utilisation de Clouds externes, internes ou hybrides. Au cours de ces sessions, CA, assisté d’une journaliste de CloudNews.fr et de leur partenaire CapGemini, tente de définir l’état de l’art, d’analyser les attentes et peurs des DSIs ainsi que de partager la stratégie CA en terme d’outillage et de technologies pour faciliter la construction, l’administration ou simplement l’utilisation d’un cloud.

Ci-dessous les sessions et dates disponibles pour 2010 :

  • Session 1 : Concepts, Potentiels, Démarrer aujourd’hui! => les 17 février et 4 mai
  • Session 2 : Les défis en termes de sécurité et de gouvernance => les 10 mars et 2 juin
  • Session 3 : Créer un cloud privé avec la virtualisation et l’automatisation => les 24 mars et 16 juin
  • Session 4 : L’évolution du rôle de la gestion de l’IT dans le cloud =>les 7 avril et 23 juin
  • Session 5 : Garantir les performances et la disponibilité dans le cloud => les 14 avril et 7 juillet
  • Session 6 : Du Mainframe au cloud => le 26 mai uniquement

Plus d’info sur : http://www.ca.com/fr/cloud-academy/content.aspx?cid=227166

La session du 24 mars 2010 à laquelle j’ai participé, intitulée “Créer un cloud privé avec la virtualisation et l’automatisation” s’est concentrée sur les bénéfices et challenges de la mise en place et l’administration d’un cloud privé ou interne.

Ci-dessous l’agenda de la session :

9h00 Introduction et mot de bienvenue
François Trouillet, Directeur Marketing, CA
Cloud privé : le retour du terrain sur ce sujet
Kareen Frascaria, Rédactrice en Chef de CloudNews
9h15 Cloud Computing : bénéfices, modèles public/privé/ hybride et impacts sur la façon de penser les SI
Jean-François Caenen, CTO, Capgemini
9h45 Les technologies d’automatisation et de virtualisation au service de la construction d’un cloud privé
Jean-Pierre Ullmo, Directeur des ventes BSM, CA
10h15 Retour d’expérience et décodage de l’actualité CA (acquisitions de Cassatt, Oblicore, 3Tera, Nimsoft)
Patrick Debus-Pesquet, CTO, CA
10h45 Questions / Réponses
11h00 Conclusion : comment contribuer à la Cloud Academy et prochains rendez-vous
François Trouillet, Directeur Marketing, CA

Dans un premier temps, François Trouillet, Directeur Marketing de CA nous a montré qu’aujourd’hui environ 2/3 du budget de l’IT concerne l’administration du SI existant alors qu’1/3 seulement nourrit la croissance et l’innovation de ce même SI. Dans un environnement où le SI continue à croître régulièrement alors que les budgets stagnent voir même décroissent, il est évident que la portion de ce budget disponible pour maintenir un niveau d’innovation et de croissance convenable ne peut que décroître. M. Trouillet a montré également que l’intérêt pour le cloud, s’il n’attire l’attention que depuis 2007, a largement dépassé celui de la virtualisation, alors que celle-ci a prit son essor 3 ans avant depuis 2004. La notion de cloud représente un changement fondamental dans la façon de consommer l’informatique dans l’entreprise.

Kareen Frascaria, Rédactrice en Chef de CloudNews, a pu s’entretenir avec une douzaine de DSIs représentant de grands comptes français et nous a fait part de ses analyses. Il en ressort que ces DSIs attendent peu de l’implémentation d’un cloud privé ou interne et qu’ils ne sont pas convaincus des retombées économiques d’une telle transformation. Cependant, ils s’accordent pratiquement tous à dire que c’est bien là une étape inévitable. 3 d’entre eux ont déjà mis en place un cloud interne et indiquent qu’il leur coûte plus cher que l’infrastructure précédente ; mais qu’en revanche, ils y ont énormément gagné en flexibilité et facilité d’administration. A l’opposé, Kareen Frascaria indique pourtant que certains mentionnent des gains économiques de 15 à 30% après implémentation…

Cette contradiction sur les bénéfices de l’implémentation de clouds privés dénote bien la confusion qui règne dans les esprits autour des raisons et du bien fondé de la mise en place d’un tel modèle économique. C’est un point qui a fortement été appuyé par plusieurs participants : le cloud, même privé, n’est pas seulement une nouvelle infrastructure virtualisée, c’est surtout une infrastructure urbanisée, parfaitement maîtrisée et adaptée pour les applications qu’elle héberge.

Une question reste pourtant en suspens. Les directions métier sont-elles prêtes à s’adapter à un tel changement? Pour certains participants, notamment des clients, les freins sont plus souvent culturels que techniques ou même financiers. Jean-François Caenen, CTO, Capgemini présente alors la vue de CapGemini sur la définition et les bénéfices associés à l’utilisation d’un cloud pour une direction métier.

Dans le cas d’un cloud, le métier n’a plus à se soucier de problèmes d’utilisation, d’évolution ou de mise à jour des logiciels mis à sa disposition, c’est le rôle du fournisseur de service. L’opérateur du cloud s’occupe des nouvelles releases, met à disposition de nouvelles fonctionnalités dès qu’elles sont disponibles, suit en temps réel l’utilisation des ressources et tout ceci de manière transparente pour le métier. A ce bénéfice M. Caenen ajoute également :

  • le transfert des dépenses du CAPEX vers l’OPEX,
  • une tarification attractive puisque l’opérateur bénéficie de l’économie d’échelle,
  • des ressources massivement élastiques en croissance mais également en décroissance,
  • des ressources virtualisées et donc disponibles partout,
  • une mise à disposition immédiate grâce au self-service,
  • l’exploitation automatisée,
  • l’exploitation externalisée.

Pour reprendre une expression du Gartner, le Cloud permet de déconnecter le Prix du Coût d’exploitation d’un service mais de reconnecter le Prix avec la Valeur de ce service rendu. L’utilisation d’un cloud est un achat de flexibilité : “je ne paie que quand j’utilise… Pas avant! Pas après!”

M. Caenen définit ensuite 3 types de cloud en fonction de la localisation des ressources et leur mode d’utilisations choisis :

Allocation des ressources

Dans le cas du cloud privé, les ressources sont internes mais pas nécessairement dédiées par application et type d’utilisation. Evidemment, dans un tel modèle, on perd alors de nombreux bénéfices comme :

  • le transfert des dépenses du CAPEX vers l’OPEX puisque l’entreprise reste propriétaire des ressources physiques,
  • la tarification attractive n’a plus lieu puisque qu’on ne bénéficiera pas nécessairement d’économie d’échelle,
  • les ressources ne sont plus vraiment massivement élastiques, cette élasticité reste dans les limites de capacité du cloud interne,
  • l’exploitation n’est pas externalisée, l’entreprise en reste responsable.

La question est alors, pourquoi se lancer dans un cloud privé ou interne? Une des raisons évidentes peut être lorsqu’un cloud externe ne satisfait pas les exigences métiers comme la sécurisation, leur localisation et la confidentialité des données. Une autre raison peut être que ce cloud privé est une étape intermédiaire de préparation au passage à un cloud externe ou public. On y associe alors les étapes indispensables telles que la virtualisation, l’automatisation et le self-provisioning.

Il est cependant nécessaire d’adapter les applications dans les domaines tels que :

  • l’interopérabilité,
  • la portabilité,
  • la supervision,
  • la gouvernance/facturation.

Ces activités peuvent également permettre de mettre en place un modèle dit “hybride” autorisant alors le déplacement de certaines applications sur un cloud public en cas de besoins extrêmes et ponctuels sur le cloud privé. Il faut noter au passage que seule cette méthode permet d’augmenter significativement l’utilisation globale des ressources d’un cloud privé.

Enfin, CA, représenté par Jean-Pierre Ullmo, Directeur des ventes BSM, nous fait découvrir sa stratégie autour des technologies et des outils pour assister à la mise en place d’un cloud privé. Pour CA, les briques techniques nécessaires à l’administration d’un cloud privé sont les suivantes :

  • Monitoring : suivi des performances, gestion de la capacité, reporting client, etc.
  • Orchestration : automatisation des processus, suivi des demandes, validation des changements, etc.
  • Exécution : provisioning automatique, corrections des déviances, augmentation/diminution de capacité, etc.

L’outillage nécessaire se présente sous la forme d’une shopping liste type :

  • Virtualisation
  • Provisioning automatique
  • Automatisation des processus
  • Refacturation (sortir des silos)
  • Interface Self-Service
  • Provisioning réseau et stockage automatique
  • Mécanisme de détection de changement automatique
  • Disponibilité de service métier, suivi des SLAs, suivi des performances

M. Ullmo indique également que le suivi des performances d’un point de vue Métier est indispensable mais surtout non-négociable. La mesure d’utilisation et la détection de dégradation du ressenti utilisateur par rapport au contrat représentent les seuls langages d’échange communs entre la DSI et les directions métiers. C’est sur ces métriques orientées métier que la refacturation doit avoir lieu au final afin d’affranchir définitivement le métier des soucis de disponibilité et de performance de l’informatique.

CA nous a également fourni sa vue projet quant à l’implémentation d’un cloud interne avec la liste des activités suivantes :

  • Construire un Profil Dynamique du datacenter (Utilisation, application, etc.),
  • Définir une gestion de l’infrastructure à partir de Règles (performance, défaillances, etc.),
  • Gérer des environnements Physiques et Virtuels ensemble,
  • Fournir des métriques de Capacité,
  • Implémenter l’Elasticité dans la gestion de l’infrastructure (ajout, retrait de ressources),
  • Automatiser les Règles de Gestion.

Pour finir, Patrick Debus-Pesquet, CTO, CA nous a fait découvrir les raisons derrière la stratégie d’acquisitions de 5 nouveaux outils dans le but d’enrichir le porte-feuille d’outils et de technologies de CA dans le domaine du cloud avec :

  • Oblicore : Gestion des contrats et le suivi des ROIs,
  • 3tera : Gestion des applications (stacks d’applications),
  • Nimsoft : Monitoring des services orienté application métier,
  • Cassatt : Gestion du Datacenter (orienté cloud),
  • NetQOS : Monitoring des performances et applications.

CA semble bien maîtriser son sujet et son ambition est claire : être un acteur de taille dans le domaine du cloud privé. Sa stratégie pour se faire valoir aussi bien dans l’acquisition de nouvelles technologies et d’outils que dans sa communication auprès des ses clients et partenaires ne peut que renforcer sa présence en tant qu’éditeur de référence.

Pour conclure, quelques remarques ressortent de cet échange qu’il me semble important de mettre en avant et de garder à l’esprit lorsqu’on s’intéresse à la mise en place d’un cloud privé :

  • Même si la virtualisation est incontestablement la technologie reine, ce n’est qu’un moyen. La notion de cloud en tant que service informatique est plus vaste que la technologie elle-même.
  • Le facteur essentiel du succès du cloud privé dépend avant tout de l’accueil que peuvent en faire les directions métier. Le changement des cultures est le risque principal.
  • L’augmentation significative de l’utilisation des ressources d’un cloud privé ne peut se faire que dans le cadre d’une stratégie de type hybride.
  • La réduction des coûts d’exploitations n’est pas forcément flagrante ni immédiate mais le bénéfice qualitatif est certain. Dans le long terme, le gain évident est la scalabilité du modèle qui permet de faire plus tout en conservant un coût d’exploitation relativement constant grâce à la standardisation et l’automatisation intensive.

Retrouvez toutes les présentations de cette session 3 sur : http://www.ca.com/fr/products/collateral.aspx?cid=232568

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  1. #1 by Dominique Staub - April 13th, 2010 at 16:51

    Bonsoir,

    Le cloud computing est un terme de marketing 2009 qui signifie ‘Hosted’ ou ‘Accessible par internet’.

    Par example Google est du cloud email, contrairement a microsoft Outlook.

    Les grand leaders du Hosted solutions est NetSuite et son confrere Salesforce.

    ITSControl est le partenaire officiel de NetSuite en france. Je serai ravi de participer aux conférences liées au cloud pour y apporter mon avis mais surtout entendre celui des autres.

    Bien cordialement,

    Dom

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