Introduction
C’est en écrivant mon dernier article pour le blog de Devoteam que je me suis aperçu qu’on arrivait aux fêtes de fin d’année. Zut, c’est le mauvais coté du geek d’être toujours derrière un écran, on ne voit pas le temps passer. Vite, il fallait que je trouve rapidement une destination de vacances familiale originale. Voyons voir les roadtrips à la mode chez les Microsoftees…. Intéressant…. On y parle de Charles Simonyi – Le concepteur d’Excel et de Word à la retraite, qui à force de vendre des dizaines de milliards de petites cellules électroniques à la toute la planète s’est offert en 2006, pour un peu de plus de 20 millions de dollars, un voyage dans l’espace. Il semblerait que Paul Allen et Bill Gates soient également sur le coup.
Ok. Première chose, se renseigner sur les tarifs.
Un clic sur mon moteur de recherche préféré. Résultat : Bien que plusieurs sociétés proposent des voyages spatiaux, il semble que seule Space Adventures ait vraiment envoyé à ce jour des touristes dans l’espace, mais je me rends compte rapidement que les prix sont hors de portée de ma bourse de consultant. Pas de problème, après un nouveau clic sur un comparateur de tarifs, je me retrouve sur le site de Virgin Galatic, où je trouve des tickets à 200.000$, avec une caution de départ pour la réservation de 20.000$. Vu qu’en ce moment, l’euro est plutôt fort par rapport au dollar, je me dis que je tiens sans doute ma solution.
D’un esprit confiant, je prends un rendez-vous avec mon manager et lui demande de revaloriser mes primes de fin d’année à hauteur de 200.000$, en argumentant que cela ne devrait pas poser de problème pour une société dont le chiffre d’affaires en 2007 devrait avoisiner les 365 millions d’euros. Hélas, après avoir appelé le numéro des services d’urgence suite à la syncope de ce dernier, et en m’éclipsant furtivement, j’ai du malheureusement revoir sérieusement mon budget à la baisse pour ce voyage de fin d’année.
De retour sur Internet (2ème partie).
Cette fois, je reprends mon outil de recherche favori en complétant ma première recherche par « low cost ». Et là, une bonne surprise ! Je tombe sur un prix très compétitif : à partir de 495$. Toutefois, je m’aperçois après avoir cliqué sur le lien qu’il y a certaines conditions. Tout d’abord, le prix est calculé au gramme (Quelle bien curieuse idée ?), et après une négociation acharnée avec la société, il semble qu’on ne puisse pas voyager quand on est en pleine forme. Dommage….
Dernière tentative…
Je comprends que je m’y suis mal pris dès le départ, et pour cette dernière recherche, je change le mot « low cost » par « free ». Et enfin, je trouve mon bonheur… Le voyagiste s’appelle : Google (encore eux ! Ils sont vraiment partout ! argh !
).
Je dois encore une fois m’incliner devant leur supériorité, mais cette fois, avec un logiciel vraiment génial. Vous connaissez sans doute déjà Google Earth, qui vous permet de parcourir virtuellement le monde à l’aide d’image satellite. Mais savez-vous que la dernière version (version 4.2) du produit vous permet également de voyager dans l’espace ? Une fonction Sky vient de faire son apparition dans le menu, vous permettant de naviguer à travers les étoiles et de découvrir des différents systèmes solaires et galaxies. Plus de cent millions d’étoiles et deux cent millions de galaxies y sont répertoriées et disponibles en 13 langues, avec des parcours thématiques tels que « Constellations, Astronomie Amateur, Hubble Showcase, La lune, Les planètes, Le Guide des Galaxies et La vie d’une étoile ».
Et là, j’applaudis. Aucune récupération commerciale possible (du moins tant que McDonalds ou Wal-Mart n’ont pas comme intention de se lancer dans le développement de comptoirs spatiaux). Campé au fond d’un moelleux canapé, surfant de systèmes en constellations avec la télécommande de mon téléviseur HD 42 pouces, j’encaisse allégrement et virtuellement les G et dépasse fréquemment la vitesse de la lumière depuis mon salon.
Pour ceux que le voyage tente, téléchargez la dernière version à cet emplacement.
Meilleurs voeux.



